Saison : Hiver / Année : 2023
La magie glaciale de l'Alaska s'invite dans ton quotidien. Off the Tracks dévoile une collection hivernale captivante, où la froideur de l'hiver s'unit à la chaleur des moments partagés. L'Alaska, c'est bien plus qu'une destination, c'est une expérience à vivre à travers des pulls douillets, des t-shirts biologiques, des mugs réconfortants et des tours de cou enveloppants.
Du premier rayon de soleil au crépuscule polaire, chaque instant est une invitation à l'aventure. Que ce soit au cœur d'une forêt enneigée ou lors d'une escapade en montagne, la nouvelle collection par Off the Tracks a été pensée pour résister à toutes les péripéties de la saison hivernale. Les pulls vous enveloppent de chaleur, les t-shirts biologiques vous offrent un confort douillet, les mugs réchauffent vos mains gelées, et les tours de cou vous protègent des vents glaciaux. Que tu sois en quête d'excitation en plein air ou simplement en train de te détendre au coin du feu, la collection Alaska t’accompagne avec style et fonctionnalité.
Elle t’invite à créer des souvenirs mémorables, que ce soit au sommet d'une montagne enneigée ou dans l'intimité chaleureuse d’une maison. La collection Alaska est inédite dans sa création : elle raconte une histoire, et chaque visuel fait partie d'un chapitre de cette histoire. Tous les visuels constitue donc l'histoire de la collection. Elle incarne l'esprit de l'aventure, tout en offrant le confort parfait pour tes moments de détente au cœur de l'hiver.
UN DESIGN FONCTIONNEL, CREE POUR L’AVENTURE, ET PENSÉ AVEC AMOUR… La collection se veut respectueuse de l’environnement avec une majorité de vêtement biologiques, certifiés et même approuvés par PETA !
CHAPITRE 1. UN PAS VERS L'AVENIR
Comme tous les jours à la même heure, je suis assise dans le métro. Après le boulot les gens sont un peu plus souriant, avant de rentrer retrouver leur enfants pour le repas et dodo. Ces derniers mois j'entends de plus en plus de monde râler et être négatif sur leur situation, alors qu'ils ont tous les jours de quoi manger, de l'eau courante pour se laver, et une habitation pour dormir au chaud. Je suis consciente de la chance d'avoir tout ce confort, mais depuis l'exponentielle croissance des réseaux "sociaux", la culture du like et la course aux vues quelque soit notre âge, finalement j'en arrive à la conclusion que nous avons le sentiment de ne pas vivre, de ne pas être sois-même et de ne pas se connaitre réellement. Est-ce que ce que je fais actuellement m'aide à arriver là ou je veux être à l'avenir ? Vraisemblablement non. Beaucoup de questions que je laisse en suspens depuis des mois. Un soir je me perds sur un reportage me faisant découvrir l'Alaska, sa nature préservée, le mode de vie simple et sain de ses habitants très proches de la nature, le froid glacial, les aurores boréales, les fjords, tout cela m'a tellement donné envie de partir le voir de mes propres yeux... C'est décidé, je pars en Alaska.
Après plusieurs heures de vol, me voici enfin arrivée et je suis accueillie par la devise du pays North to the Future « Le Nord vers l'avenir ».
Est-ce un signe ? Aurai-je fais le bon choix de destination ?
A suivre...
CHAPITRE 2. DECONNEXION
Apres plusieurs heures de route, j'arrive à Cordova. Le climat polaire est très surprenant, et pourtant bien plus agréable que lors des périodes hivernales en métropole. Je décide de me perdre le long du petit port, les maisons typiques sont assez petites, en bois et principalement de couleur rouge. Des petites loutres sont en train de se faire la toilette devant les touristes agrippés sur leur appareil pour prendre la meilleure photo, pendant qu'une nuée de mouettes tournent autour des pêcheurs récemment rentré. Une colonie de phoques non loin de là est en train de se prélasser au soleil qui transperce la couche de nuages. Ici, en Alaska, les activités économiques sont dominées par la pêche et la conserverie. Une fois ma voiture de location récupérée, j'aperçois sur la route mon premier Caribou, signe de chance d'une belle aventure qui s'annonce ? Ce soir je dors dans une cabane typique dans le secteur Trapper Creek, elle se situe non loin de l'entrée du Parc d'Etat Denali. J'ai choisi un lieu où il n'y a ni télé, ni wifi car mon choix depuis mon départ est de me déconnecter de tout pour retrouver l'essentiel, pour me retrouver. Un repas chaud avalé, j'allume le poêle à bois et je me met à lire l'un des nombreux ouvrages laissé par les propriétaires, cela faisait bien longtemps que je n'avais plus pris un livre en main. Autrefois, les ressources de l'Alaska provenaient essentiellement du commerce du bois et de la traite de fourrures. Aujourd'hui elles ont été remplacées par la pêche, les touristes à la belle saison venus admirer les ours, les fjords, pratiquer la pêche sportive et surtout (à ma grande surprise) la production d'hydrocarbures. L'Alaska c'est bien modernisé ! Avec des trains à l'impression de ciel ouvert très sympa pour faire des vues... et des tours en hélicoptère et en bateau pour donner envie à ses collègues. Cela est vraiment très tentant...mais J'ai décider de partir loin de tout ça, non pas que je n'aimerais pas le faire, mais j'ai ce besoin de retrouver la simplicité, et le bonheur dans les petites choses.
CHAPITRE 3. L'AVENIR NOUS APPARTIENT
Après quelques jours à profiter de la route, manger en bord de rivière et parcourir les alentours, j'enfile mes raquettes, charge mon sac et pars sur un tracé donné par un habitant de Houston. Il m'a confirmé que c'est l'une des ses plus belles randonnées, gardant toujours en vue des fjords, la toundra et surtout la chaine de montagne de l'Alaska. Apres quelques heures de marches, et une remise en question sur ma condition physique j'aperçois très clairement au loin Le Denali, point culminant de l'Amérique du Nord faisant partie des 7 sommets avec plus de 6000 m d'altitude, il constitue le cœur du parc national et réserve du Denali. Malgré un climat très rude en hiver, les recensement démographiques indiquent que la population augmente d'année en année ! Moi qui pensais que ce climat extrême pourrait donner envie à la jeune génération de partir ailleurs, finalement et cela apparait comme très logique et j'ai bien l'impression que la nouvelle tendance où tout le monde souhaite se mettre au vert est devenue mondiale. Partir à la campagne, acheter un van et l'aménager, faire des roadtrips à l'ancienne en tente et bivouaquer... En restant dans cette mouvance, je ne suis que positive sur l'avenir.
CHAPITRE 4. TOUS PECHEURS
On m'a conseillé d'aller parler à une famille non loin de la ou je me trouve, afin de découvrir la pêche à la mouche très répandue ici. Après de très longues minutes de discussion, la présentation de leur passion, de leur types de cannes à pêche et les kits d'hameçons, je leur ai à mon tour parlé de mon parcours, de l'aventure et du choix qui m'a amenée ici. Ils me proposent de les accompagner cet après-midi sur leur bateau familial pour plonger au coeur de leur discipline, ce à quoi j'ai tout de suite dit oui ! Entre les poissons arc-en ciel ou king sur le Kenai, j'ai été émerveillée par le reflet des paysages sur l'eau. Avec comme seule musique le bruit des vagues qui cognent contre le bateau, nous berçant toute l'après-midi entre deux touches. Au loin j'aperçois un ours brun en train de marcher le long de la berge, ici ils passent à 3 mètres de toi sans se soucier de ce que tu vas faire, si ce n'est essayer de récupérer ton poisson péché il y a peu. Quelle découverte ! La patience est vraiment le maitre mot de cette discipline. Elle m'aura apprise que tout vient à point, à qui sait attendre.
CHAPITRE 5. LA TACHE NOIRE
Après une sortie en patin à glace sur un lac je me rend dans un coffee shop afin de me réchauffer et déguster un bon café, à la table à ma droite, j'entends un brouhaha assez fort venant d'un groupe de tout âge parlant des exploitations d'hydrocarbures. Le soir de mon arrivée j'avais lue que la quasi majorité du budget de l'Alaska provenait des hydrocarbures, et que l'ère de l'or noir comme ils l'appelle avait boulversé ce pays à partir des années 1900-1910. Depuis de grandes compagnies ce sont installées au nord du pays et plusieurs fuites de pétroles ont déjà été comptabilisées. En écoutant un peu leur échange, j'apprends qu'il y a quelques années un projet d'exploitation pétrolière dans le territoire protégé de l’Arctic National Wildlife Refuge à vu le jour. Plusieurs fois repoussé, il a été autorisé par l'Administration Trump, puis l’exploitation des combustibles fossile a été suspendu l'Administration Joe Biden il y a quelques mois, mais pour combien de temps ? Après cette petite pause bien bruyante me voilà de retour dans ma petite cabane de 40 mètres carrés, un grand luxe pour les habitants de Paris. Etant de nature curieuse, avant de rentrée je suis allée me renseigner à l'office de tourisme sur l'Arctic National Wildlife Refuge ; c'est la plus vaste zone naturelle protégée et le plus grand refuge faunique des Etats-Unis ! Abritant une plus grande variété de plantes et d’animaux que toute autre aire protégée du cercle polaire arctique... Je comprends mieux pourquoi ces vives discussions, les forages nuiront aux ours polaires déjà en péril et aux troupeaux de caribous en migration qui viennent dans ce secteur pour mettre bas. J'espère que nous arriverons tous un jour à convaincre ces entreprises et multinationales de respecter l'environnement, et notre avenir.
CHAPITRE 6. LA DERNIERE FRONTIERE
Après un aller-retour à Kodiak pour observer l'ours tenant son nom de cet archipel, me voila à Anchorage la plus grande ville de cet état américain. Cela fait maintenant plusieurs jours que je suis en Alaska. Le temps me parait être plus long que d'habitude, voir même au ralenti. Comme si tout le brouhaha incessant de la ville n'avais jamais existé, toujours courir pour se préparer, courir pour aller travailler, courir pour faire les courses, jusqu'au soir enfin se coucher, pour regarder la télé, scroller sur les réseaux et finir par s'endormir dessus pour tout recommencer le lendemain. Comme si ici, j'étais pleinement présente de ce que je fais, sans penser aux miles et unes taches à faire en rentrant chez moi hormis couper du bois, chercher à manger et trouver le meilleur spot pour essayer d'observer les aurores boréales. Et si c'était ça le secret du bonheur ? Rien de matériel car tout est éphémère, savoir simplement profiter de l'instant présent, savourer chaque moment, seule ou a plusieurs. Un jour en vaut deux pour qui fait chaque chose en son temps. L'Alaska est surnommée la dernière frontière, et comme il n'y a jamais de hasard, je pense que si je n'avais pas fais ce voyage et si je n'avais pas eu ce déclic, jamais je ne serais sortie de cette spirale infernale métro, boulot, dodo. Bien entendu que je vais retourner en métropole pour travailler, mais désormais je ferais les choses bien différemment, je penserais d'abord à moi avant de penser à l'entreprise. Et surtout, je partirais à l'aventure dès que possible, que ce soit en France, en Europe ou bien plus loin. Cette déconnexion m'aura bel et bien permise de me reconnectée à moi-même, et surtout, à la vraie vie.